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Tout ce qu'il faut savoir sur l'abandon de poste

Mardi 21 Septembre 2021 - 10:23
Johanna.C

L'abandon de poste, cette faute professionnelle qui survient lorsqu'un salarié ne se présente plus à son poste de travail sans justification et de manière répétée.
 
Que ce soit à la suite d'un changement de vision, pour toucher une allocation chômage sans démissionner ou pour aller travailler dans une autre entreprise sans préavis, les salariés du privé ont parfois recours à l'abandon de poste. Cette pratique n'est pas définie par la loi et peut avoir des conséquences importantes pour le salarié. 

Qu'est-ce qu'un abandon de poste ?

L'abandon de poste en tant que tel n'existe pas dans le Code du travail. Il s'agit en réalité d'une non-exécution du contrat de travail qui ne peut pas être considérée juridiquement comme une démission. Cet abandon est caractérisé lorsqu'un salarié fait une des sorties non autorisées par son employeur sur ses heures de travail ou s'il multiplie les absences injustifiées et non prévues. 

 

Si vous ne revenez pas de congé payé à la date prévue, sans explications et sans prévenir votre employeur, cela peut également constituer un abandon de poste. C'est aussi valable pour un congé maladie. L'employeur peut également prendre des dispositions si un salarié quitte son poste brutalement après un différend. Et si un employé ne se présente pas à son nouveau poste à la suite d'une réaffectation imposée par l'employeur, l'abandon de poste est également caractérisé. 

 

L'employeur peut alors mettre en demeure le salarié pour qu'il reprenne le travail, ou bien lui demander de justifier son absence. Pour que l'abandon de poste soit manifeste de la part du travailleur, celui-ci ne doit pas se manifester. En revanche, un salarié qui s'absente sans explications après avoir subi un accident, pour aller à une consultation de médecin justifiée par son état de santé, à la suite du décès d'un proche ou pour exercer son droit de retrait ne peut pas être licencié pour cause d'abandon de poste.


Quelles peuvent être les conséquences d'un abandon de poste ?

Bien que le droit du travail semble protéger les salariés qui ont recours à cette pratique pour quitter une place qui ne leur convient plus ou pour aller travailler ailleurs, l'abandon de poste n'est pas sans conséquences. Une fois cette absence caractérisée, l'employeur peut lancer une procédure disciplinaire qui peut conduire à une sanction, dans le cas où le salarié reprend son poste après l'abandon. S'il ne réintègre pas l'entreprise, la première conséquence est la perte de revenus. Si le salarié ne travaille plus, il n'est plus payé. Quant aux indemnités chômage, elles ne peuvent être versées qu'à partir du moment où l'employeur licencie le salarié. Or cette procédure peut prendre du temps. Par ailleurs, une entreprise n'est pas tenue de délivrer une attestation destinée au Pôle emploi pour un employé absent, ce qui peut ralentir l'inscription. 

 

La réaction souvent attendue par le salarié est le licenciement. Si la cause est réelle et sérieuse, le salarié pourra toucher des indemnités de licenciement. Si en revanche il s'agit d'une faute grave, il partira sans compensation financière. Et si le salarié est en CDD, il ne percevra pas non plus d'indemnités de fin de contrat. Il devra également justifier des raisons de son départ de l'entreprise s'il cherche un autre poste, ce qui pourrait rendre un employeur potentiel méfiant. Dans les cas les plus graves, l'employeur peut aussi demander le versement de dommages et intérêts s'il prouve que l'absence du salarié a provoqué un préjudice grave pour l'entreprise, comme une désorganisation de l'équipe, la perte de clients… 


Quelles sont les alternatives existantes ?

L'abandon de poste peut paraître avantageux pour un salarié par rapport à une démission. Mais il existe d'autres procédures de départ plus diplomatiques et qui peuvent s'avérer plus intéressantes pour un travailleur. Car il est souvent possible de le négocier sans bras de fer.

 

Si vous souhaitez quitter votre poste parce que vous considérez que vos droits ne sont plus respectés, vous pouvez envisager une prise d'acte de la rupture de votre contrat aux torts de votre employeur. Dans ce cas, vous devrez vous lancer dans une procédure aux prud'hommes après avoir quitté votre poste. 

 

Si vous voulez simplement quitter votre travail immédiatement, vous pouvez donner votre démission avec dispense de préavis en accord avec votre employeur. Si ce n'est pas possible, vous pouvez aussi poser vacances et/ou RTT pour réduire cette période qui s'élève généralement à un mois pour un employé et à trois mois pour un cadre.

 

Vous pouvez aussi négocier une rupture conventionnelle. Cette alternative à la démission créée en 2008 est de plus en plus souvent utilisée. Elle ouvre la possibilité à une négociation entre un salarié et un employeur pour un départ à l'avantage des deux parties. Si vous choisissez cette option, vous pourrez toucher des allocations chômage.




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